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Test du Lenovo Moto Z

Courant juin 2016 Lenovo a dévoilé son Moto Z avec son système de Moto Mods. A l’époque j’avais proposé une vidéo dans laquelle j’expliquais ne pas être spécialement convaincu par l’approche du terminal, qu’il s’agisse de l’aspect faussement modulaire ou du choix de la suppression du jack 3.5mm.

Maintenant que j’ai pu utiliser l’appareil (et ses mods) et me faire mon propre avis concret, quel est mon sentiment ?

Test vidéo du Moto Z

Design & Ergonomie

Pour le design d’un produit high-tech, la première impression compte. Et, oh boy, celle offerte par le Moto Z est loin d’être mauvaise. Une belle couche de verre en « 2.5D » qui s’intègre parfaitement dans le châssis, des tranches légèrement arrondies en aluminium mat, des touches solides (mais difficiles à appuyer), une coque arrière en métal avec un motif intéressant et bien sûr cette finesse assez incroyable de 5.2mm seulement. Non pas qu’il s’agisse d’un point fort à proprement parler, mais c’est plutôt bien réalisé.

Cela étant dit, tout n’est pas parfait. Avec cette finesse, le bloc de l’appareil dépasse fortement ce qui est esthétiquement étrange, les boutons de gestion de l’interface sont tactiles mais comme le produit est équipé d’un scanner d’empreintes digitales positionné sous l’écran, une zone plutôt haute est visible sous celui-ci ce qui impacte l’ergonomie. Dommage car le Moto Z n’est pas très large et possède de fines bordures, mais cette hauteur gêne dans la prise en main (du moins pour la manipuler à une main, ce qui de base est tendu avec un 5.5 de toute façon). On relève qu’un mode « une main » existe, à activer, qui permet de réduire l’interface en effectuant un simple geste.

Petit plus intéressant, à l’avant il est équipé d’un flash, pour optimiser la qualité de vos auto-portraits en mauvaise conditions de lumière. Autre détail à relever, sans le Moto Mod « Style Shell » (la coque arrière) les tranches sont un peu agressives. Rien de dramatique toutefois.

 

Ecran & Son

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Chez Motorola, on aimait l’AMOLED. Chez Lenovo on garde la tradition et -perso- ça me fait plaisir. L’écran « Quad HD » du Moto Z ne se moque pas de nous, les couleurs sont vives (il y a deux modes, à vous de choisir en fonction de vos préférences), les noirs profonds, l’affichage est très lumineux (même si un poil moins que le S7, lui aussi en AMOLED, enfin Super AMOLED). Les angles de vue sont bons avec néanmoins quelques tâches d’huile visible, un classique pour cette techno. On note une légère teinte rosée mais au global il est mieux calibré qu’un Super AMOLED de chez Sammy qui est parfois bien trop chaud. D’ailleurs à ce propos on apprécie l’effort sur la température, car souvent « Moto » rimait avec « yellow » ou encore « bien trop chaud ». Bon et puis avec une telle définition sur un 5.5 pouces, pas de surprise, la finesse est excellente (535ppi).

Côté son, vous avez un haut-parleur en frontal (en haut) qui offre un volume très correct, ne sature pas vraiment et n’est presque pas plat. Si vous voulez accéder à un son plus balaise, il faudra checker du côté du Moto Mod avec JBL, mais j’en parle plus bas.

« Il y avait pourtant de la place pour Jack ! »

Yup, le Moto Z ne possède pas de jack 3.5mm. Lenovo a décidé de « faire comme Apple » (FYI le Moto Z a été annoncé bien avant l’iPhone 7) et de « poser ses couilles sur la table » tout en cassant celles des utilisateurs. En gros, c’est un fait, le jack tend à disparaître et il faut bien que quelqu’un se bouge les fesses pour montrer l’exemple. C’est ainsi le cas sur ce Moto Z, juste un port USB Type-C point barre. Pour écouter de la musique, vous pouvez utiliser votre matériel 3.5mm existant avec l’adaptateur fourni ou encore opter pour un accessoire sans fil. Et apparemment il existe aussi des écouteurs en Type C, cherchez un peu sur la toile, vous en trouverez. Notez qu’un peu ironiquement Lenovo propose des écouteurs en jack dans la boîte, lulz.

Dans les faits, ne mentons pas, c’est pénible. Mais c’est un mal nécessaire et le marché va évoluer dans ce sens, alors autant faire le changement dès à présent. C’est le turfu, wesh.

Fonctionnalités

Quelques jours après avoir reçu le Moto Z, la mise à jour 7.0 Nougat était proposée. Parfait !

Le smartphone tourne, donc, sous Android 7.0 Nougat, la dernière itération du système de Google. Lenovo y ajoute quelques fonctionnalités mais ne personnalise pas l’interface. A mon sens, c’est une bonne chose d’avoir des produits de ce genre, grosses spécifications et Android « pur », surtout que dans le cas présent les ajouts sont plutôt intéressants.

Pour faire relativement bref, vous avez une base sympathique, qui dispose des dernières nouveautés comme le multi-fenêtrage en natif, des nouvelles notifications, la possibilité de personnaliser les raccourcis dans le tiroir de notifs, des thèmes pour le clavier, une nouvelle version de Doze pour optimiser l’autonomie… bref, pas mal de trucs, mais rien qui va changer votre vie.

Du côté des ajouts opérés par Lenovo, voici une liste non exhaustive :

  • Passez votre main au dessus du produit en veille pour visualiser l’heure et les notifications, un classique Motorola qu’on retrouve ici
  • Lancement rapide de l’appareil photo via un mouvement de poignet ou encore deux appuis successifs sur la touche on/off
  • Le scanner d’empreintes digitales qui permet de sécuriser le déverrouillage du smartphone ou encore les paiements sur le Store, il est placé sous l’écran et s’utilise donc au pouce (le plus pratique), il est réactif
  • L’assistant vocal, encore un classique Motorola, qui s’active en disant une phrase (que vous pouvez personnaliser), vous pouvez aussi activer une fonction qui lit vos SMS et appels entrants quand le Moto Z détecte que vous êtes au volant
  • Quelques fonctions d’interaction avancées : balayer l’écran de bas en haut pour accéder au mode « une main », option qui garde l’écran allumé tant que vous le regardez, couper la sonnerie en retournant l’appareil, faire un mouvement rapide pour allumer la torche, ce genre de truc
  • Et bien sûr l’interface de l’appareil photo, qui est en fait celle de l’appareil photo de base dans Nougat mais avec, semble t-il, quelques ajustements de Lenovo dans l’interface (on y trouve les modes automatique, manuel, panorama et ralenti 720p 120fps)

Les MotoMods

Je vous parlais de modularité en début de test. Concrètement le Moto Z a été pensé afin de pouvoir être « augmenté » avec des modules qui viennent s’attacher à l’arrière du produit. C’est aussi pour cela que le smartphone est spécialement fin, ça permet de minimiser l’impact des « mods ». Ceux-ci sont magnétiques, ce qui peut faire peur initialement, mais après mes essais je n’ai pas constaté de souci particulier, car au final le système est bien pensé et tant mieux, car « l’installation » est déroutante tant c’est simple et rapide. Bien joué.

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Le Moto Z reçu en test était accompagné de quelques mods, en fait la plupart. Je vous propose un avis rapide sur chacun.

  • Le Power Pack offGRID d’Incipio : c’est un battery pack, une batterie de 2220mAh qui, d’après Lenovo, ajoute 20h d’autonomie au terminal. Sans aller jusqu’à là, celle-ci quasi double la capacité de la batterie, c’est forcément positif. Mais le mieux ici, c’est que ce mod est franchement fin et au final quand il est installé vous avez simplement l’impression d’avoir un smartphone un poil épais en main, c’est une réussite sur cet aspect.
  • JBL SoundBoost : on parle ici d’une enceinte réalisée en association avec JBL. Elle est bien plus épaise que le battery pack, est équipé d’une batterie assurant 10h d’autonomie et d’une béquille. La qualité de sortie est très bonne et le volume est suffisant pour, à priori, animer une petite soirée. On est au niveau d’un « Beats Pill » en mieux, me semble. C’est franchement bien.
  • Moto Insta-Share Projector : c’est un pico-projecteur, un projecteur « de poche ». Il offre environ 4h de projection avec une batterie de 1100mAh et l’utilisation de l’énergie du smartphone. Il peut être positionné comme vous le souhaitez avec la bequille et une molette permet d’ajuster la netteté.
  • Le True Zoom avec Hasselblad : un capteur 12 mpx avec zoom optique x10 et flash Xenon, pour passer au niveau supérieur côté photo (pas pu le tester)
  • Moto Style Shell : permet simplement de personnaliser l’arrière du produit, tissu, bois, cuir véritable… sur le modèle testé (sorte de tissu/nylon), le rendu est sympa mais glissant

Attention toutefois, les tarifs pratiqués sont presque rédhibitoires à mon goût, comptez 99€ pour le haut-parleur (qui est apparemment offert dans le cadre d’une promo), 350€ pour le pico-projecteur, 300€ pour le module True Zoom et 70€ pour le battery pack. De son côté, la coque arrière vous coûtera 20€ pièce. Alors oui, l’aspect pratique et intégré est très présent et représente l’intérêt principal du système, mais quand on sait qu’on peut assez facilement trouver mieux pour moins cher en « non intégré, on peut se poser des questions. Car il ne faut pas oublier que votre superbe pico-projecteur à 350€ est totalement inutilisable sans être connecté au Moto Z, que vous aurez peut-être envie de remplacer sans être bloqué dans l’éco-système Moto dans un ou deux ans. N’est-il, de fait, pas plus intéressant d’opter pour un modèle universel qui, en plus d’être moins cher, sera plus performant ? (exemple)

Il ne s’agit pas vraiment de modularité mais ces accessoires sont intéressants

Bon, en mettant de côté l’aspect prix, ces Moto Mods sont clairement sympathiques, bien pensés voir utiles. Après je pense qu’il faut appeler un chat un chat, il s’agit d’accessoires, on ne parle pas de modularité à proprement parler. On est loin d’un projet de type PhoneBloks puis Ara (qui d’ailleurs est mort). Le Moto Z peut être « complété » par des accessoires, mais ils ne prolongent pas sa durée de vie, ne le rendent pas plus puissant, etc. Bref, c’est bien, novateur, mais utilisons les bons termes s’il vous plait.

Performances & Autonomie

A l’utilisation, le Moto Z est très réactif, dans l’interface pas de soucis, sur le web ou dans des apps lourdes. Normal me direz-vous pour un smartphone de haut de gamme. En jeu c’est la même chose, très fluide dans Suicide Squad, optimisé avec les pieds, 60 fps dans Sky Castle 2 (démo 3D). 126k points sur AnTuTu.

Côté autonomie, on a une relative petite batterie pour le reste des spécifications, 2600mAh. Après quelques jours de test, j’ai réussi en moyenne à avoir une journée complète d’autonomie, difficilement plus contrairement aux 30 heures annoncées par Lenovo. Mon test classique d’autonomie révèle quelques détails à ce propos. Le Moto Z consomme une quantité raisonnable d’énergie en utilisations « légères » mais en demande bien plus en jeu 3D, enregistrement vidéo ou encore guidage GPS, avec la chauffe qui va avec. L’impact est simple, dès que vous aurez besoin de faire tourner ces apps de façon prolongées, vous aurez des soucis d’autonomie. A prévoir donc.

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Qualité Photo & Vidéo

Le fait que Lenovo propose un Mod qui permet d’optimiser la qualité photo me laissant penser que, de base, son appareil photo n’était pas au top, et bien non, ouf. Pour faire bref, en photo de jour vous avez des couleurs fiables, une balance des blancs impeccable et un focus de près qui s’effectue correctement (pas si « macro » que cela). De nuit la stabilisation optique fait son taf, en association avec un mode « nuit » et vous avez des clichés à la fois peu bruités, relativement nets et qui révèlent des détails supplémentaires à travers un système d’éclaircissement. Notez que, du coup, la capture prend un peu plus de temps à s’effectuer que de jour, mais c’est le « prix à payer » pour bénéficier d’une belle image.

En vidéo, vous filmez en 4K max 30fps avec un bon son mais un bruit de fond trop présent. De jour l’image est belle, le focus automatique est rapide, les couleurs sont fiables et la balance des blancs fait bien son taf. De nuit, ou du moins en moins bonnes conditions de lumière, l’image est légèrement éclaircie également, les couleurs restent fiables, le rendu est un poil bruité mais sans exagération.

Test du ZTE Blade V7 Lite

Je teste plutôt rarement les produits de ZTE, mais je sais qu’ils sont capables de proposer des terminaux décents à tarifs peu élevés. Le ZTE Blade V7 Lite annonce la couleur sur le papier avec un prix moyen de 150€ (voir ici sur Amazon), reste à voir comment le produit s’en sort à l’utilisation…

Test vidéo du ZTE Blade V7 Lite

Spécifications techniques

Android 6.0
Ecran 5” IPS LCD 720p 294ppi
Mtk quad core 1GHZ
16Go mémoire interne, micro SD
2Go de RAM
13 mpx, 8 mpx front
Double SIM
2500mAh

Design & ergonomie

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Commençons par le design de l’appareil. Le petit rond bleu sous l’écran mis de côté, il ressemble à n’importe quel « smartphone générique » récent. Au programme, du plastique aux extrémités, de l’aluminium mat à l’arrière, des chanfreins au niveau des tranches (en aluminium), un scanner d’empreintes digitales à l’arrière. Bref, l’appareil a beau indiquer « Designed by MunichDesignCenter » sous le logo au niveau de la coque arrière, les équipes en charge de la conception du produit sur cet aspect ont dû manquer d’idées. Ah, tout de même, un point à relever, il affiche un flash à l’avant, en complément du flash LED principal.

Les finitions m’ont semblé bonnes, pas de craquements à signaler et au final on a tout de même de l’aluminium sur le produit ce qui devrait plaire à de nombreuses personnes. Côté ergonomie, le ZTE Blade Z7 Lite dispose d’un écran de 5 pouces mais est grand pour cette dimension d’affichage. A titre de comparaison, il dépasse largement les mensurations d’un Galaxy S7 en 5.1 pouces. C’est un sacrifice habituel sur les produits à petit tarif et franchement c’est loin d’être rédhibitoire. Comme tous les smartphones équipés d’aluminium mat, il glisse un poil en main mais comme son format n’est pas énorme (pas très large) il reste facile à saisir sans crainte de le faire tomber.

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Ecran & Son

L’affichage 5 pouces IPS 720p du ZTE Blade Z7 Lite offre des couleurs plutôt fiables, des noirs légèrement gris en luminosité maximale et des angles de vue très moyens (couleurs changent, luminosité également). Avec une définition de 720p pour 5″, on se retrouve à 294ppi, pas de quoi décorner un bœuf, mais c’est également loin d’être ridicule. Cela suffira à la plupart des utilisateurs.

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ZTE intègre une fonction franchement sympathique sur son produit baptisée MiraVision. Sous ce nom obscur se cache un ensemble de paramètres qui permettent de personnaliser le rendu de l’affichage. Contraste, luminosité, netteté, température…, on va plus loin que sur la majorité des smartphones haut de gamme c’est vraiment une très belle intégration. Bien sûr les réglages dépendent aussi des performances de l’écran, par exemple avec la luminosité ou le contraste, mais c’est une bonne façon d’ajuster tout cela à votre convenance. Je trouve d’ailleurs qui tire un peu vers le rose, cela peu être corrigé ainsi.

J’ai tout de même pu relever le fait que sa dalle tactile n’était pas très performante, avec une latence considérable à l’utilisation et même, ça reste suffisamment rare pour le mentionner, un multitouch qui s’arrête à 5 points. Cela n’est pas gênant en tant que tel, mais trahit le choix d’un composant peu onéreux. Bon en même temps vous payez 150€ pour un smartphone.

Le haut parleur du ZTE Blade Z7 Lite est placé à l’arrière (deux orifices sont visibles mais seul celui de gauche est un HP). De fait le son est quelque peu étouffé lors de la lecture sur le produit est posé à plat. La qualité du HP est correcte, sans saturation mais très axé sur les aigus ce qui donne un son plat, sans amplitude. Le volume max est convenable ce qui le rend largement utilisable, mais ne vous attendez pas à des miracles.

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Fonctionnalités

Je vais faire bref, car ce petit Z7 Lite est plutôt limité niveau logiciel. L’appareil tourne sous Android 6.0 avec une surcouche légère. Vous avez donc un Android quasi stock dans la majorité des apps, personnalisé par des icônes spécifiques, un tiroir des notifications différent, même chose pour l’agenda et l’appareil photo. Le problème, c’est qu’autant un réel Android brut ne m’aurais pas gêné, là la surcouche est succincte mais suffisamment présente pour être ressentie et malheureusement l’approche visuelle est moche. Les icônes sont laides, l’app agenda fait bas de gamme car évoque les interfaces qu’on avait il y a quelques années. Bref, beurk.

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Au delà de cet aspect bien dommage, ZTE se distingue par quelques éléments. Il n’y a pas de menu des applications, tout est regroupé sur l’écran d’accueil. Les boutons sous l’écran peuvent être personnalisés avec deux réglages pré-définis, il existe un système de gestes pour manipuler le produit (mais ça marche mal et/ou c’est lent). Le scanner d’empreintes digitales permet de sécuriser l’accès au smartphone mais celui-ci est long à la détente ce qui rend son utilisation presque pénible. Vous pouvez insérer deux SIMs et donc disposez d’une interface « qui va bien » pour gérer cela.

L’appareil photo est équipé d’une interface à part avec un mode automatique ainsi qu’une fonction « manuel » qui offre un paquet de fonctionnalités pour affiner la réalisation de son cliché. C’est complet et digne des meilleures applications proposées sur le Store. Bien !

Dernier point, ZTE a jugé bon de pré-installer quelques apps, un classique, malheureusement. On retrouve ainsi les applications sociales habituelles, un anti-virus et autres utilitaires. Vous pourrez les désinstaller mais, bordel, c’est saoulant.

Donc. Oui l’appareil photo est bien conçu, mais pour le reste, c’est globalement moche et peu intéressant côté logiciel. Ceci étant aussi lié aux performances du produit dont je vous parle plus bas. J’ai tendance à penser que sur un terminal de ce type, aux petites spécifications, le constructeur devrait se concentrer sur l’optimisation de la bête et proposer un Android stock, l’impact serait positif sur l’expérience utilisateur à mon avis.

Performances & autonomie

Avec son petit chipset de chez Mtk Quad Core 1GHz, le Blade V7 Lite ne fait pas spécialement sensation d’un point de vue performances. Dans l’interface toute manipulation s’effectue avec une légère latence (peut-être aussi causée par la couche tactile), les jeux costauds tournent mal (sans surprise) et les titres plus légers plus décemment mais cela dépendra aussi du travail d’optimisation du développeur. En benchmark, pour info, le V7 Lite score 23k points sur AnTuTu, raccord avec l’expérience utilisateur.

Le ZTE Blade V7 Lite est doté d’une batterie de 2500mAh. Ce n’est pas énorme en tant que tel, mais comme son écran n’est pas très « gourmand », idem pour le chipset, au final vous vous retrouvez avec une autonomie décente en utilisation modeste. Comptez une journée complète sans trop de soucis… mais pas plus. Car oui, son autonomie est correcte en utilisation légère, mais semble tomber rapidement quand vous le malmenez un peu. Dans mon cas, l’appareil a perdu 12% d’autonomie après une heure de lecture vidéo, c’est beaucoup.

Qualité photo et vidéo

Généralement la fonction sur laquelle l’aspect entrée de gamme d’un produit se ressent le plus c’est la capture photo et vidéo. Avec ce ZTE Blade V7 Lite, ça ne loupe pas. Sans être à proprement parler un désastre (en excellentes conditions les couleurs sont fiables et l’image est plutôt propre même si trop « accentuée » à mon goût), le capteur photo du V7 Lite galère dès qu’il manque de lumière avec une image bruitée voir floue (focus devient compliqué).

En vidéo vous enregistrez en 720p max, le son souffle fortement, la mise au point se fait rapidement en bonnes conditions mais le rendu de l’image est franchement moche, avec une netteté « forcée » qu’on retrouve souvent sur les produits peu onéreux. Réduisez un poil la luminosité et le bruit inonde l’image, le focus se perd, bref, dommage mais ce n’est pas surprenant.

Test de l’Asus ZenFone 3 (ZE520KL)

Si on met de côté l’aspect imbitable des noms de produits d’Asus avec ses nombreuses variantes, il faut bien reconnaître que la plupart du temps les utilisateurs sont séduits par les smartphones proposés par le constructeur taïwanais. Aujourd’hui je vais vous parler du ZenFone 3 dans son édition -tenez-vous bien- ZE520KL, en gros la version 5.2″, dans le cas présent 64Go de mémoire et 4Go de RAM. Let’s goooo.

Test vidéo du ZenFone 3 ZE520KL

Spécifications techniques

Android 6.0.1 ZenUI 3.0
5.2” Super IPS+ 1080p 424ppi GG3
Snapdragon 625 octa core 2Ghz
4Go 64Go OU 3Go 32Go (ici 64)
16 mpx 8 mpx front
Double SIM
2600mAh

Design & ergonomie

Lorsqu’on découvre le design d’un smartphone, il y a toujours deux étapes. Le visuel avec un ressenti associé, et la sensation une fois le produit en main. Avec le ZenFone 3 c’est plutôt simple, la boîte s’ouvre, il dégage une classe notable (testé en noir, ça aide sûrement) et donne l’impression que « c’est pas dla merde« . Vous prenez la bête en main (huehue) et tout est confirmé, yep le ZenFone 3 est ultra premium au niveau du design. Avant et arrière en verre 2.5D (incurvé légèrement sur les bords), tranches arrondies en métal au feeling mat très réussi, bouton qui répondent parfaitement et surtout une sensation qualitative apportée par le simple fait qu’il ne sonne pas creux quand on touche l’écran, un classique des produits de gamme inférieure.

Alors oui, il n’est pas original, il ressemble à n’importe quel smartphone sorti ces dernières années, le scanner d’empreintes digitales en plus, mais bordel pour moins de 400€ Asus a pondu un terminal qui en jette et ça c’est chouette.

Cela étant dit, il aurait mérité d’être plus optimisé côté espace utilisé. Les bordures sont relativement épaisses et les tranches arrondies viennent s’y ajouter. L’appareil n’est pas difficile à manipuler mais aurait vraiment bénéficié de quelques millimètres en moins niveau poignées d’amour.

Ecran & son

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Le ZenFone 3 ici testé est doté d’un affichage de 5.2 pouces Super IPS+ de définition 1080p. Cela vous offre une densité de pixels de 424ppi soit largement de « quoi faire », les pixels ne sont pas visibles à l’œil nu. L’écran est lumineux (Asus indique 600 nits sur sa fiche produit), les noirs tirent un peu vers le gris en réglant la luminosité à fond et les couleurs sont un poil pâles avec le réglage par défaut. Il est possible d’ajuster cela avec un utilitaire franchement bien foutu mais vous n’aurez jamais des couleurs réellement « vives » si c’est ce que vous cherchez. Les angles de vue sont bons et la couche tactile fonctionne à merveille. Vous disposez même d’une fonction « filtre lumière bleue » pour soulager vos rétines le soir.

Côté son l’appareil est équipé d’un haut-parleur sous le terminal, qui donc n’est pas gêné quand vous posez le smartphone à plat (au contraire d’ailleurs, ça aide). Il offre un son très propre, sans saturation avec un volume correct mais pas impressionnant, pas de basses réellement audibles mais il arrive tout de même à offrir un rendu contrasté, loin d’être plat.

Fonctionnalités

Asus propose son ZenFone 3 sous Android 6.0.1 avec la surcouche ZenUI dans sa version 3.0. La firme semble très active niveau développement logiciel, de fait ce smartphone est loin de proposer une expérience Android brute (à noter pour les personnes qui cherchent cela, même si vous pouvez changer le launcher). Je vais lister rapidement les quelques fonctionnalités et aspects logiciels qui m’ont semblé intéressants sur ce produit, accrochez-vous ça va vite.

ZenUI est une surcouche très visible, grosses icônes, gros textes, effets de transition, tout a été personnalisé par Asus ou presque. C’est franchement pas très joli, un peu grossier, mais ça fait le job sur un produit bien équipé. En parallèle de cet aspect visuel, Asus a installé une grande quantité de contenus sur le produit, avec 11Go occupés par le système sur les 64Go. Un peu partout dans l’interface, vous trouverez des petites icônes « N » (pour « new ») qui signifient « vous n’avez pas regardé ce menu » ou « utilisé cette fonction ». Si je comprends l’intérêt je trouve ça très pénible, mais soit.

  • L’interface est personnalisable via des thèmes, gratuits ou payants, disponibles sur une plateforme maison
  • Vous avez une application qui permet de changer les modes d’affichage, normal, vif ou personnalisé
  • ZenMotion : gestes de type « double tap pour réveiller l’écran », double tap sur la barre de notifications pour mettre le produit en veille, dessin de lettres sur l’écran éteint pour accéder à un contenu spécifique, retourner le smartphone pour couper la sonnerie ou encore lever le terminal pour décrocher
  • Mode une main : deux appuis sur le bouton accueil permet de réduire l’interface pour mieux l’utiliser à une main
  • Le scanner d’empreintes digitales est réactif, facile à configurer et permet de sécuriser l’accès au produit, de répondre aux appels, de lancer rapidement la caméra ou encore de prendre une photo (pratique en auto-portrait notamment)
  • Mode enfant : verrouille le ZenFone 3 avec accès uniquement aux apps sélectionnées et limite de temps d’utilisation, le tout avec un code
  • Le menu des apps est complet avec une fonction qui permet de créer des dossiers automatiquement pour ranger vos apps par catégories
  • Asus ne propose pas d’application pour lire vos fichiers musicaux, il faudra utiliser Play Musique ou tout autre lecteur tiers (étrange franchement)
  • Minimovie : création de vidéos « souvenir » avec thèmes, partage sur la plateforme si vous le souhaitez
  • Galerie : classique mais avec un paquet d’options pour créer notamment…
  • Photocollage : création d’images à partir de vos réalisations, grille photo, effets « magazine », etc (mention « Photocollage » en bas impossible à enlever semble t-il, dommage)
  • Asus Mobile Manager : un classique sur les smartphones récents, permet de gérer votre consommation en RAM, le stockage, les contacts indésirables, etc
  • Règle laser : utiliser l’assistant laser pour le focus pour déterminer la distance d’un objet, semble marcher correctement
  • Do it later : app de type « todo list » avec un aspect bloc note dans lequel vous pouvez stocker des infos, à la Evernote
  • ZenCircle : une espèce d’Instagram proposé par Asus, hum
  • Génie du jeu : un « overlay » comme chez Samsung qui propose de « booster les performances » (nettoie la RAM) ingame, d’enregistrer du gameplay ou même de diffuser en direct sur Youtube ou Twitch, la qualité d’enregistrement est moyenne mais suffisante à mon goût
  • Appareil photo : l’interface est ultra complète, automatique ou manuel avec une dizaine de fonctions, mode HDR, auto-portrait assisté avec effets divers), faible éclairage, profondeur de champ…

Performances & autonomie

Le combo Snapdragon 625 octa core 2GHz / 4Go de RAM fait bien son boulot. A l’utilisation je n’ai pas ressenti de lenteur quelconque, que cela soit dans l’interface, sur le web, dans les applications ou encore en jeu (testé dans Suicide Squad -titre très mal optimisé- et Asphalt 8). Sur AnTuTu le ZenFone 3 score 63k points.

Le terminal charge rapidement et offre une journée d’autonomie sans trop de soucis. Lors de mes tests, j’ai enregistré des pertes de 6% de batterie après 1h de lecture vidéo, idem pour une heure de lecture musicale, c’est plutôt correct.

Qualité photo et vidéo

Asus met en avant son ZenFone 3 comme étant « pensé pour la photographie » (c’est indiqué en gros sur leur site web) et ça se ressent niveau spécifications. On a un capteur principal de chez Sony en 16 mégapixels, un assistant focus laser (enfin ils appellent ça « TriTech autofocus » mais à priori c’est un laser) et une stabilisation optique et électronique. Dans les faits, cela se traduit par une mise au point rapide, des couleurs fiables, une bonne balance des blancs autant en bonne luminosité qu’en mauvaises conditions (avec des limites). De nuit, le ZenFone 3 tend à éclaircir légèrement la scène, assisté par cette stabilisation qui semble bien faire son boulot. La caméra frontale, quant à elle, est très correcte et le smartphone dispose de multiples modes dans l’interface (maquillage, lissage de la peau, etc). Seul bémol que j’ai pu constater, je n’ai jamais réussi à faire fonctionner le mode « profondeur de champ », supposé simuler un flou d’arrière plan, je me retrouve avec un message d’erreur (peut être corrigé via une mise à jour à priori).

Finissons avec la vidéo. Le son enregistré est bon, le microphone semble sensible ce qui cause à la fois un souffle en fond quand vous poussez le volume mais également une bonne qualité de rendu pour les voix. Au global les couleurs sont justes, la balance des blancs suit bien également. Le focus se fait à la main, il faut appuyer sur l’écran pour réaliser la mise au point. La stabilisation est très peu visible (testé en 1080p, pas de stab en 4K). En 1080p le rendu de l’image est assez décevant côté netteté. C’est accentué, comme sur certains terminaux de gamme inférieure, j’ignore pourquoi. Par contre en 4K c’est très propre, net. Vous voyez bien les détails, c’est agréable. A l’instar de la photo, l’image est éclaircie en basse luminosité, avec une qualité d’image très correcte au détriment des performances (fluidité des mouvements).

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Test du Sony Xperia X

Lors du dernier MWC à Barcelone, Sony a dévoilé quelques produits de sa gamme « Xperia X« . X ? Yep, après le Z, on passe au X. Rien de sexuel (malheureusement ?), il s’agit juste d’un rebranding « pour le fun », pour marquer le coup. Rien de concret donc. J’ai testé la bête, je vous livre mes impressions.

Xperia X : nouveau design ?

Certes « X », mais on reprend le design « Z », clairement. Bon ici on est en aluminium, l’écran est légèrement incurvé sur les bords, ça rend bien, mais rien de bien nouveau. Si l’évolution n’est pas franchement de la partie, le Xperia X est tout de même bien réalisé. Les finitions sont top, l’arrière en alu mat est chouette (oui c’est un terme très pointu de testing). Attention néanmoins, si vous aimiez l’aspect résistant à l’eau des précédents Xperia haut de gamme, vous pouvez vous brosser cette fois. C’est dommage, mais au moins, vous aurez le poil soyeux.

Pour un appareil de 5″ il est confortable à prendre en main mais n’est pas spécialement optimisé, les bordures sont plutôt balaises, idem pour l’espace sous l’écran. La touche on/off, qui fait aussi office de scanner d’empreintes digitales, est bien placée mais est enfoncée dans le design, ce qui nécessite d’appuyer assez fort pour obtenir un résultat. Le bouton de gestion du volume, placé assez bas, juste à côté de celui dédié à l’APN, est pensé pour être utilisé lors du zoom en capture photo et vidéo, mais pour gérer le volume réellement, en tenant l’appareil à une main, il est bien trop bas.

Nouveau nom, même approche design, ou presque

Affichage et qualité audio

L’affichage 5″ Full HD IPS LCD (Triluminos & X Reality) du Xperia X est très correct, avec une bonne finesse et des couleurs assez fiables, quoique un poil pales. Par contre la température tire vers le rosé (à ajuster si vous le désirez dans les paramètres) et les angles de vue ne sont pas spécialement bons.

Niveau son, le Xperia X est doté de deux HP à l’avant qui offrent une qualité très correcte et d’une compatibilité Hi-Res que je n’ai pas vraiment pu tester dans de bonnes conditions.

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Fonctions

Comme d’habitude, le gros du test des fonctions est dans la vidéo en début de test, mais grosso modo Sony propose un terminal sous Marshmallow avec une interface quasi stock accompagnée de quelques options ajoutées par le constructeur.

Le scanner d’empreintes digitales fonctionne bien et permet de sécuriser l’accès au terminal, un écran est proposé dans le menu des applications ainsi que depuis l’accueil quand vous faites glisser votre doigt vers le bas avec une liste des dernières applications utilisées (ainsi que des suggestions, sponsorisées à priori), le clavier Swiftkey est pré-installé et est très confortable à l’utilisation et vous disposez de thèmes afin de personnaliser votre expérience.

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Concrètement le Xperia X est plutôt pensé pour des personnes qui cherchent une interface type « Android brut » (ou presque) à enrichir ensuite avec vos propres applications. Cela étant dit, Sony propose tout de même quelques contenus dont vous pourrez avoir une utilité, rien de vraiment gadget, c’est bien.

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Performances et autonomie

Le Xperia X est équipé d’un chipset Snapdragon 650 et les performances dans l’interface sont globalement bonnes. Sur le web, parfois c’est plus compliqué si la page est pleine d’images et autre éléments lourds. Dans les benchmarks, c’est loin d’être incroyable, 77k sur AnTuTu 6.1.4, 873 sur 3Dmark et 3810 sur Geekbench (soit la même chose qu’un Honor 7, à peu près).

Sony annonce 2 jours d’autonomie sur le Xperia X, dans les faits comptez plutôt 1 à 1 jour et 1/2 max, avec le mode Stamina activé sur la fin.

Rien de fou sur ces aspects

 

Le Xperia X est-il éblouissant en capture photo et vidéo ?

Sony aime faire la promotion de ses produits haut de gamme en mettant en avant la qualité photo et vidéo. A chaque fois, je suis déçu. Dans le cas du Xperia X, ce n’est pas forcément exceptionnel non plus, sans être dramatique. En photo les couleurs sont justes, la balance des blancs « ok », le focus se fait rapidement et vous avez un mode « tracking » qui suit plutôt bien votre sujet. Par contre il faudra parfois s’y reprendre à plusieurs fois avant d’avoir un cliché net, surtout quand il manque de lumière.

En vidéo le son enregistré est bon, le focus tracking est toujours là, bien pratique, mais vous pouvez aussi forcer la mise au point au doigt. L’enregistrement peut se faire en 60fps avec un rendu très fluide.

Deux points négatifs importants à mentionner cependant concernant l’appareil photo du Xperia X. En mauvaise conditions de lumière, un « halo » rose est visible au centre de l’image, en vidéo comme en photo. Par ailleurs, après quelques instants d’enregistrement vidéo (max 2 minutes), l’appareil tend à chauffer au point de devoir supprimer quelques fonctionnalités, dont le focus tracking. C’est un classique chez Sony, qu’on a généralement sur les produits certifiés IP, sauf qu’ici le Xperia X n’est pas résistant à l’eau. Hum ?

Test du LG G5

Lors de l’annonce du LG G5 au MWC 2016, la firme nous avait clairement fait comprendre qu’il s’agissait d’un produit réellement innovant et d’une approche ambitieuse pour LG. Deux optiques, un design avec batterie amovible et qui intègre un système de « modules »… J’ai passé quelques jours en compagnie de la bête, voici mon avis complet.

 

Design et ergonomie

Il y a beaucoup de choses à dire sur le design du LG G5, je vais quand même essayer de faire bref car on a tous autre chose à faire. Avec le G5 LG nous propose quelque chose de nouveau, sur de nombreux aspects.

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L’appareil est en aluminium mais contrairement à la plupart des constructeurs, LG a choisi de peindre le métal pour le protéger plutôt que de le montrer. Un choix qui a d’ailleurs porté à confusion en avril dernier, beaucoup de personnes ont pensé qu’il était finalement en plastique. Si ce n’est pas le cas, il est certain que le rendu de l’aluminium peint « fait plastique », du moins visuellement, une fois en main, c’est assez évident qu’il est en métal.

Le G5 embarque un système innovant de batterie amovible tout en étant unibody, avec ladite batterie qui peut être extraite depuis le bas du produit. Ceci permet aussi de connecter au terminal différents accessoires, comme un grip photo ou un DAC. Un petit bouton sur le côté débloque le bouzin et vous n’avez ensuite qu’à tirer sur le bas du G5. La batterie peut ensuite être détachée entièrement, si vous souhaitez la remplacer par exemple (il faut tirer assez fort). Il s’agit à la fois d’une idée intéressante et d’une potentielle faiblesse sur le produit. Après une semaine de test je n’ai pas constaté de souci particulier sur le mécanisme, il faudra surveiller les retours des utilisateurs dans quelques mois. Espérons que LG ai bien pensé son système.

A l’arrière vous avez un scanner d’empreintes caché derrière une touche (on/off) mécanique ronde, placée classiquement pour LG mais sans, cette fois, les boutons de volume. Ceux-ci sont sur la tranche gauche cette fois. Ce bouton émet un bruit à l’utilisation qui évoque un bon vieux jouet Fisher-Price, c’est réellement mauvais. Comme la batterie est dans un format un peu long, il y a un peu d’espace vide dans la coque et ce bruit résonne un poil, ce qui accentue encore plus le fait qu’on a le sentiment qu’il ne s’agit pas d’un produit à 700€.

De face, LG a opté pour une zone légèrement incurvée au dessus de l’écran, mais pas sur les côtés, plutôt vers le haut. C’est nouveau, pas franchement utile mais peu importe, c’est joli. On note par ailleurs que les bordures sont malheureusement assez balaises. Entre le côté du design et le début de l’écran à proprement parler, il y a beaucoup trop de marge à mon goût.

Côté ergonomie, il s’agit d’un 5.3″ assez peu optimisé au final mais la prise ne main est relativement bonne. La largeur est décente, la touche on/off à l’arrière tombe directement sous le l’index. Par contre il est vraiment haut, pas bien loin d’un produit en 5.5″ optimisé. Autre chose, il y a une ligne chromée à l’arrière entre la coque et les tranches qui fait tout le tour et n’est pas agréable en main, c’est « coupant », sans aller jusqu’à vous blesser la sensation n’est pas bonne, surtout sur le bloc qui s’extrait.

Au global, un produit original sur l’approche qui n’est pas sans défauts. Rien de rédhibitoire mais tout de même, on aurait apprécié plus d’attention portée aux éléments de base, qui semblent sacrifiés au profit de l’originalité.

 

Ecran et son

L’affichage 5.3″ IPS LCD de définition 1440×2560 offre une excellente finesse (554ppi), des couleurs vives mais sans exagération, ce qui est un plus et des noirs presque profonds, un poil gris, mais excellents néanmoins. Souci important cependant, des fuites de lumière sont visibles aux quatre coins, accentués vers le bas. C’est surtout évident lorsqu’un contenu sombre est affiché, donc vous ne serez pas nécessairement gêné, mais c’est franchement honteux.

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Concernant le haut-parleur, il est situé en dessous du terminal, le son n’est donc pas gêné quand vous posez le produit à plat. Le son émis est fort, avec un volume suffisant, et la qualité est franchement bonne, très claire. On entend un petite vibration quand le volume est un peu trop fort, mais rien de très dramatique.

Notez que si vous souhaitez optimiser au max la qualité sonore avec des écouteurs, un DAC Hi-Res est disponible en tant qu’accessoire.

 

Autonomie et performances

A notre test classique d’autonomie, le LG G5 score un petit 35%, soit bien en dessous de la moyenne des appareils. Le G5 perd 28% d’autonomie en 1h de jeu en 3D, ce qui est juste énorme. Dites-vous que si vous êtes un minimum gamer sur mobile et/ou que vous souhaitez utiliser votre smartphone « réellement » tout au long de la journée, vous aurez besoin de le recharger en début de soirée. Avec un peu de chance vous pourrez bénéficier d’un jour complet, mais sans plus. Décevant.

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Concernant les performances, le G5 envoie du lourd dans les benchs (137k sur AnTuTu 6.1.4, 2439 sur 3DMark, 5289 sur Geekbench multicore) ainsi que dans l’interface. Vous aurez entre les mains une machine de guerre. Yay!

 

Qualité photo et vidéo

LG nous a vendu le G5 comme étant la nouvelle révolution interplanétaire en capture photo sur mobile. Vous disposez de deux optiques principales, la première, de 16 mpx, est « classique ». La seconde, de 8 mpx, est à angle large. Le principe est de pouvoir utiliser l’un ou l’autre (ou les deux dans des compositions hideuses) en fonction de la situation. A côté de ça, le focus au laser permet une mise au point ultra rapide. Ok, mais dans les faits ça donne quoi ?

La fonction angle large est franchement chouette, elle permet de prendre pas mal de recul par rapport à votre sujet, non sans déformation de type fisheye (l’effet peut être désiré). L’option est aussi disponible en vidéo sans avoir à stopper la capture. Neato.

Les couleurs sont vives, le focus se fait très rapidement mais le rendu est parfois un poil flou et/ou bruité, ce qui est assez perturbant. Malheureusement avec ce G5 j’ai le sentiment qu’on fait un pas en arrière par rapport au G4 qui était réellement excellent. A mon sens il faudra bien s’appliquer pour bénéficier de clichés complètement nets, ce qui n’est pas spécialement le but initial avec le focus au laser. Si vous avez un G5 et que votre expérience est différente, n’hésitez pas à le mentionner dans les commentaires.

De nuit (et d’une manière générale en faible luminosité) l’appareil tend à éclaircir la scène, avec des détails qui apparaissent. On note qu’en mode large l’image est plus sombre.

En vidéo, les couleurs sont belles, le son enregistré est top, vous avez le switch normal/large sans avoir à couper l’enregistrement et le focus est très réactif. Problème toujours, l’image est bruitée et cela même en conditions décentes de luminosité. Avec plus de lumière, le rendu est nickel, mais clairement le G5 n’est pas aussi polyvalent que ce qu’on aimerait.

Test du HTC 10

Chaque année, HTC sortait au moins un « One » ultra premium, le fleuron de sa gamme de smartphone, tel Neo dans Matrix. Cette année, le constructeur nous propose le « 10 », tout simplement. On oublie « One » mais cela ne signifie pas pour autant qu’il n’est pas l’élu, enfin, c’est ce que HTC nous vend. Alors ?

 

Design et ergonomie

Le HTC 10 possède un design en aluminium, qui reprend l’esprit initial mais avec quelques changements importants. La forme générale rappelle le M8 et le M9, mais il semble plus épais de part ses énormes chanfreins visibles à l’arrière. Les boutons sont bien placés, la touche on/off possède un relief pour être plus facile à localiser. HTC a bossé sur le « son » de cette touche afin que le bruit émis soit caractéristique, dans les faits il est juste plus dur à appuyer et c’est en fait assez pénible. Sous l’écran HTC propose un scanner d’empreintes digitales sous une touche sensible qui fait également office de bouton « home ». A l’instar du OnePlus 2, c’est assez étrange à utiliser comme bouton, visuellement donne le sentiment qu’il devrait « cliquer » mais en fait non. On s’y habitue, mais je suis loin d’être fan. En main l’appareil est agréable et facile à saisir, l’arrière est plutôt en courbe, effet renforcé par les chanfreins.

Au global c’est un design somme toute « propre » que propose HTC avec ce 10, les finitions sont bonnes, les dimensions de la bête sont acceptables pour un terminal avec affichage de 5.2″ (même s’il y a de l’optimisation possible). Disons qu’esthétiquement la firme a fait mieux à mon goût, je trouve que ce HTC 10 fait « dummy phone » en plastoc, creux à l’intérieur, c’est dommage tout de même.

 

Ecran et son

L’écran 5.2″ du HTC 10 offre des couleurs vives sans que cela soit exagéré (vous disposez même de modes dans les paramètres pour ajuster cela) et des noirs décents. Sur le produit que j’avais en test, les angles de vue étaient plus que mauvais, des vagues « essence » étaient visibles à l’écran, surtout sur un fond blanc. Depuis j’ai eu des retours d’utilisateurs qui affirment ne pas avoir le problème, je vous le souhaite.

Côté son, le taïwanais a cogné fort afin de proposer une expérience globale sympathique. Bon, ça commence malheureusement mal, on met de côté le BoomSound « à l’ancienne » pour les haut-parleurs, il faudra se contenter d’un HP en haut et d’un second en dessous. Rassurez-vous, l’ensemble est top, notamment grâce au fait que l’un gère les fréquences sonores élevées et l’autre les graves/basses. C’est moins englobant que ce qu’on connaissait, mais ça reste excellent. Ensuite on a la partie « écouteurs » qui est également bonne. Le HTC 10 est compatible Hi-Res, des écouteurs HR sont fournis avec le produit et un système intégré permet de « calibrer » le smartphone à votre ouïe. Chouette.

[vc_message]Pour une présentation complète des fonctionnalités offertes par le HTC 10, consultez la vidéo de test à partir de la 16e minute.[/vc_message]

Autonomie et performances

Commençons par le moins intéressant, les benchmarks. 123k points sur AnTuTu v6.14, 5033 sur Geekbench 3, 2199 sur 3DMark, bref, c’est bien. Dans l’interface, rien à signaler, tout tourne correctement. Par contre l’appareil tend à chauffer, notamment en enregistrement de vidéo 4K. Dommage, mais non rédhibitoire.

Pour l’autonomie, le HTC 10 termine mon test classique à 59%, ce qui est correct, avec une perte de 14% (tout de même) après une heure de jeu en 3D. En stand-by comptez environ 7 jours et 1 journée en utilisation « classique », difficilement plus. C’est « moyen », j’aurais bien sûr préféré plus.

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Qualité photo et vidéo

En photo les couleurs sont bonnes, la balance des blancs correcte également, le HTC 10 est capable de vous sortir une profondeur de champ très marquée, un poil trop d’ailleurs car l’effet de flou « déborde ». Le zoom est très correct et pourra vous rendre service dans de nombreuses situations. La mise au point s’effectue correctement. De nuit on a un effet d’éclaircissement plutôt efficace et sans excès qui vous permettra de sortir des images propres et lisibles en mauvaises conditions. Ce dernier point est très certainement une des forces du HTC 10 en capture photo. Détail qui peut avoir son importance selon vos besoins, le HTC 10 possède un système de stabilisation optique sur la caméra avant, pour faciliter la capture d’auto-portraits.

En vidéo, c’est globalement excellent avec un focus au doigt que -personnellement- je ne trouve pas pratique. Le son enregistré, Hi-Res si vous le souhaitez, est top, les couleurs sont bonnes (comme en photo), le zoom marche très bien, la balance des blancs est juste et on retrouve ce côté éclairci de nuit qui permet de révéler des détails également en vidéo.

Test du Huawei P9

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Il suffit de jeter un œil au site de Huawei pour comprendre dans quelle direction le constructeur a souhaité aller avec le P9 : la photographie est au centre, le reste est presque accessoire. Mais est-ce vraiment le cas ? Plus important presque, l’appareil photo est-il si bon que cela ?

Design et ergonomie

Le P9 est composé d’un mélange d’aluminium, plastique et verre. Si de face il est plutôt sobre, c’est de dos qu’il se « distingue » avec sa double optique et cette barre supérieure, qu’on trouvait aussi sur le P8. Au global on peut sans hésitation dire que ce terminal est plutôt esthétique, sensation renforcée par l’ergonomie et le feeling une fois en main. Finition impeccable et finesse forment un combo franchement propre.

Tout n’est pas merveilleux au pays de Huawei (la Chine, en l’occurrence). Le P9 est un peu haut avec de l’espace perdu aux extrémités, le scanner d’empreintes digitales est étrangement placé, il faut tendre l’index un peu trop à mon goût pour l’atteindre et cela malgré la relative petite taille de l’affichage (plus facile d’utiliser le scanner du Mate S en 5.5″). L’aluminium mat utilisé glisse pas mal, c’est loin d’être problématique mais cela vient s’additionner aux tranches arrondies, qui n’aident pas spécialement la prise en main.

Bref, il est beau, respire la qualité, mais l’ergonomie pourrait être bien meilleure. Est-ce que cela est rédhibitoire ? Pas vraiment, c’est juste dommage.

 

Ecran et le son

Le Huawei P9 est équipé d’un affichage de 5.2″ IPS-Neo LCD de définition Full HD (soit 423 ppi). Les couleurs sont vives, les noirs rendent assez gris/lumineux, les angles de vue sont corrects, idem pour la luminosité. La densité de pixels est suffisamment élevée et offre une offre une finesse qui conviendra à la plupart des utilisateurs. Personnellement j’aurais préféré du Super AMOLED comme sur le Mate S, essentiellement pour la profondeur des noirs, mais cet affichage est tout de même loin d’être mauvais (il est même bon).

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Le haut-parleur est placé sous l’appareil, du côté de l’USB et du jack. Posé sur une surface, le son a tendance à « rebondir » ce qui amplifie légèrement le volume. La qualité du HP est très correcte sans proposer une prestation impressionnante. Pas de saturation gênante mais pas non plus de profondeur dans le son. Le volume peut être élevé.

Interface et fonctions

Le Huawei P9 tourne sous Android 6.0 avec une surcouche vieillissante qui n’a pas évolué d’un pouce depuis le passage à Marshmallow. Elle est loin d’être laide, mais le manque de nouveautés se fait clairement sentir, d’autant que Huawei apprécie supprimer régulièrement des fonctions intéressantes, comme par exemple ici le double tap pour réveiller l’écran.

Bien sûr on retrouve le classique des apps et fonctionnalités de Huawei, Link+ (d’ailleurs le P9 capte très bien), le gestionnaire de téléphone, interface à une main… avec en prime un appareil photo très complet doté d’un mode « pro ». Le seul souci pour ce dernier, c’est que tout -ou presque- est présenté en mode portrait, sans possibilité de basculer dans le « bon sens de capture photo (indice : paysage). Incompréhensible pour un produit supposé draguer les amateurs de photographie.

Comme dab’, si vous voulez aller au fond des choses côté fonctions, la vidéo de test en début d’article vous permettra d’avoir un tour complet.

Perfs et autonomie

La version du P9 testée est dotée d’un chipset HiSilicon Kirin 955, Quad 2.5 + Quad 1.8, et de 3Go de RAM. Il existe également une édition 4Go de RAM (avec 64Go de mémoire interne). Débarrassons-nous des benchmarks : 95,5k sur AnTuTu v6.0.1 (très bien), 957 sur 3DMark (moins bien) et 6190 sur GeekBench 3. Les perfs sont très correctes, par contre la chauffe est aussi au rendez-vous, et ça, c’est moins cool. Il s’agit toutefois d’une chauffe assez spécifique, principalement à l’utilisation de l’appareil photo (pas uniquement), mais très (trop) marquée, sur le haut du produit. Dommage.

Niveau autonomie, comptez une grosse journée en utilisation classique avec un score de 57% à notre test dont 22% sur une heure de jeu en 3D, ce qui est bien trop. C’est assez habituel : un produit qui chauffe en utilisation poussée et qui consomme encore plus que la moyenne des produits testés pendant cet usage.

 

Qualité photo et vidéo

Pour finir, qu’en est-il de la qualité photo et vidéo si mise en avant par Huawei ? Je vais d’abord vous parler du système choisi par le constructeur. Il s’agit de deux optiques labellisées « Leica », une RDV et une seconde monochrome. L’idée est de fournir une image qui est un mix entre ces deux capteurs, les couleurs vives d’un côté et de l’autre les détails fournis par le monochrome.[/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][vc_message message_box_color= »black » icon_fontawesome= »fa fa-question »]Mais s’agit-il vraiment d’optiques Leica ?

Lors de l’annonce du P9, il a été expliqué que la partie photo avait été réalisée en « co-ingénierie » avec Leica. Suite à la publication d’articles remettant en cause la profondeur du partenariat (en gros un simple branding) Huawei s’est exprimé à ce sujet en clarifiant un peu les choses. Vous trouverez le communiqué ici par exemple en version complète mais pour faire bref, Leica est surtout intervenu sur la définition des spécifications techniques afin de rendre les optiques « Leica compliant », en adéquation avec les standards de qualité de Leica. Donc en soi, oui, l’appareil photo du P9 est « approuvé par Leica », mais le branding laisse penser qu’il sort de ses usines, ce qui visiblement n’est pas le cas.[/vc_message][/vc_column][/vc_row]

En photo de jour les couleurs sont parfaites, c’est franchement agréable d’avoir un produit bien calibré en main et capable de capter l’ambiance sans soucis. Le focus se fait rapidement mais galère de près, les adeptes de macro devront zoomer ou recadrer. Notez à ce propos de la caméra frontale dispose d’un focus fixe. Une option permet de simuler une profondeur de champ avec plus ou moins d’intensité. Autant vous dire qu’il faudra jouer avec ce réglage avec parcimonie, le flou sur les contours est très (très !) visible. De nuit c’est plus compliqué mais les couleurs restent justes. Entre-deux ça passe largement. Globalement bon, voir très bon de jour. Nous ne sommes au niveau d’un APN Leica (sans blague), mais pour un smartphone c’est très bien.

 

Concernant la vidéo, les couleurs sont justes, le son capté est propre, on aurait simplement apprécié (potentiellement) monter au dessus du Full HD, mais au global c’est très bien. De nuit sans surprise le rendu est plus bruité mais rien de dramatique, ça reste correct.

Test du Samsung Galaxy S7

Une nouvelle année, un nouveau « Galaxy S ». Cette fois deux versions sont proposées, S7 et S7 Edge. Voici notre test du Galaxy S7, l’édition « non Edge » donc, vous l’aurez compris. Le test complet se trouve dans la vidéo, ne vous inquiétez pas, pour les prochains (non brandés Test Mobile, donc) les articles seront plus complets. Vous disposez de deux vidéos, la version longue et l’édition courte, pour les personnes pressées.

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